Mcewan Ian Livres : Amsterdam

Amsterdam

EUR 4,75


Dans le froid glacial d un hiver londonien, deux vieux amis discutent : Clive Linley, musicien de renom, et Vernon Halliday, patron d un puissant quotidien anglais. À leur côté, achève de se consumer le corps de leur ancienne maîtresse, la flamboyante Molly Lane, critique gastronomique et photographe. Tous deux expriment la même antipathie à l égard d un autre ancien amant de Molly : Julian Garmony, ministre des Affaires étrangères, aux idées xénophobes et répressives. Mais au lendemain de ces obsèques, plus rien ne se passe comme avant pour les deux compères. Privés du soutien de leur muse, les voilà qui piétinent allégrement les valeurs morales, au nom de l art pour l un, de la rentabilité financière pour l autre. Sur quel drame va déboucher l entreprise de déstabilisation engagée par le journal de Vernon contre Garmony ? Et où l étrange pacte qu ont signé les deux amis va-t-il les mener ? Ian McEwan est considéré comme l un des écrivains anglais les plus doués , on lui doit notamment Les Chiens noirs et L Enfant volé (prix Femina étranger 1993). Dans ce roman, à l intrigue toute diabolique, il se livre à la satire féroce des sphères intellectuelle et politique de la société anglaise. Leurs égoïsmes, leurs ruses cyniques, leurs mesquineries, leurs lâchetés, sont exhibées, avec cet humour corrosif qui assure depuis le succès de McEwan. --Nathalie Gouiffès

Tous les McEwan ne se valent pas... - Amsterdam est un roman si tiède que l on a bien du mal à imaginer qu il ait été écrit par le maître du macabre et du suspense. Les 40 premières pages sont un exemple parfait d inaction et de lourdeur. On s ennuie très franchement. Sans le nom de McEwan en couverture, ce livre aurait fini abandonné dans un coin.Malheureusement, la persévérance n a pas payé. L intrigue devient quelque peu plus intéressante quand les ambitions des personnages se dévoilent. Cependant, ni le style ni les vagues ébauches de portraits psychologiques ne parviennent à sauver l histoire.La fin elle-même est une absurdité. Grotesque et si évidente que le tragique prend des tournures comiques.

Symphonie achevée! - “Amsterdam” est trempé “british” … où rien, ni situations, ni personnages, ne peuvent exister simplement. Tout y est compliqué, forgé de sous-entendus, aspergé à l’eau des faux-fuyant, des circonvolutions, et des non-dits. Mais bien mieux que les ex-amants de Molly Lane, le compositeur Clive Linley, le directeur de rédaction Vernon Halliday, et Julian Garmony, ministre des Affaires étrangères, l’auteur manipule avec brio ces entrelacs de trahisons et de viols répétés des valeurs morales qui façonnent son intrigue. S’inspirant en contre-alto de la profession de Clive Linley, le musicien, l’anglais McEwan nous délivre une histoire de vengeance bâtie selon les fondations d’une symphonie, avec ses mouvements tantôt lents, tantôt rapides, ses évasions dans des harmonies parallèles, ce pour mieux revenir à la mélodie de base. Mélodie qui plus est, marque des grands compositeurs (et écrivains), se résume à quelques notes seulement, enivrantes et obsédantes: haine, amour, amitié … Il en résulte un grand roman à lire, justement couronné par le Booker Price 1998!




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