Mcewan Ian Livres : Samedi

Samedi

EUR 7,51


24H - Que rajouter de plus au brillant commentaire de mary...Pour ma part, l exploit de l auteur réside dans ce style de narration qui colle si bien au cheminement des pensées d Henry dans cette journée ordinaire truffée d évènements extraordinaires.Un très bon moment de lecture à partager

la lenteur d un samedi brusquement brisée! - Si l on débute la lecture de ce roman en imaginant se lancer dans un thriller, on risque d être déçu. En effet, ici, pas de surabondance d actions violentes à chaque page, pas de rythme effréné de l action. Non, ce roman est le récit d un samedi presque ordinaire dans la vie d un homme sans problèmes: un métier qui le passionne, une vie de couple épanouie, des enfants qui réussissent dans le domaine de leur choix, donc un homme heureux! Et c est l irruption déraisonnée et brutale d une violence gratuite et terrorisante qui va casser la monotonie de cette journée.La prouesse de l auteur est de nous faire vivre ce samedi au même rythme que son personnage le vit. La plus grande partie du roman suit la lenteur d un samedi de congé avec ses rites et son agréable oisiveté. Notre lecture vagabonde, avec la pensée du héros, dans sa vie familiale, professionnelle, dans l actualite et son cortège d événements inquiétants...Et soudain, pour une broutille, tout bascule. Une autre réalité vient frapper à la fois le personnage et le lecteur, celle de la présence permanente et incompréhensible de la violence gratuite. Et, à la douce lenteur de ce samedi succède la précipitation: de l action, des pensées du héros, du rythme du récit.Beaucoup de finesse dans ce roman où rythme de l action et rythme de la lecture se superposent. On y retrouve, d une certaine façon, les fameuses règles du classicisme (une journée, un lieu, une action). Beaucoup de finesse aussi dans le personnage principal dont on suit systématiquement le cheminement de la pensée,aussi surprenante soit-elle.Un roman intelligent, tant dans sa forme que dans son contenu.

un peu déçue - la construction du livre est originale car tout le livre se passe en une seule journée : le samedi d un neurochirurgien .A la journée habituelle du médecin s entremèlent des faits réels d actualités:catastrophe aérienne évitée ,guerre en Iracq,réflection sur la maladie d alzheimer... Mais si le scénario est intéressant il y a beaucoup de longueurs dans cet ouvrage.Cependant les caractères de cette famille sont bien analysés et le final assez réussi . Un avis en demi-teinte.

La chute de la maison Perowne - ... Cela m est difficile de le reconnaître, mais je n ai pas aimé ce nouveau roman de Ian McEwan. Difficile pour moi d admettre cet échec car j apprécie beaucoup les histoires de cet écrivain, un auteur que je trouve admirable et dont le talent littéraire est d emporter son lecteur dans des situations étouffantes et proches du délire obsessionnel... Pour Samedi, j ai eu le sentiment qu il venait d écrire son Mrs Dalloway. Or je n ai jamais aimé ce roman de Virginia Woolf, peinant à suivre les pérégrinations d une dame élégante dans les rues de Londres... Ian McEwan vient de reproduire mon cauchemar avec son personnage Henry Perowne, un neurochirurgien réputé qui approche de ses cinquante ans et mène une vie merveilleuse : mariage heureux qui dure depuis vingt ans avec Rosalind, la femme qu il aime et avec qui il a eu deux enfants, Theo, jeune musicien talentueux, et Daisy qui rentre de Paris suite à la prochaine publication de son recueil de poèmes. Ce samedi, il se réveille quelques heures avant l aube et aperçoit par la fenêtre un avion en feu. Des bouffées d angoisse le prennent, nous sommes en février 2003, les spectres du terrorisme sont dans les rues de toutes les capitales du monde. Le roman raconte donc une journée dans la vie d Henry Perowne, le 15 février 2003, plus exactement, un samedi comme les autres : câlins dans le lit conjugal, partie de squash avec un confrère anesthésiste, courses dans les beaux quartiers, visite à sa vieille mère dans un hospice de la banlieue et dîner en famille. Puis les clashes surgissent : un avion en feu, une manifestation contre la guerre en Irak, un banal accrochage et la violence qui s introduit dans son foyer protégé. Henry aura beau tenter de reprendre le fil de sa journée, ses vieux démons et le chaos du monde le rattraperont sans cesse durant ces vingt-quatre heures, au terme desquelles plus rien ne sera jamais comme avant. (quatrième de couverture).Il faut attendre longtemps avant que ne surgisse l action capitale, d où mon amertume. En attendant, les nerfs sont mis à rude épreuve, on attend beaucoup, et on espére autant. J ai donc une certaine déception avec ce roman, partout qualifié comme étant l oeuvre où le romancier parvient à la plénitude de son talent. La qualité est effectivement incomparable, mais l intérêt lui se fait un peu mousser... Juste un peu dommage.




Samedi