
Très bien - Très bon roman de Mc Ewan, même si ce n est pas mon préféré. La qualité des descriptions permet d entrer dans l histoire dès les premières pages, mais je trouve qu il y a moins de minutie que dans Expiation ou Délire d amour et l intrigue reste plus floue, raison pour laquelle je n ai pas mis cinq étoiles. Un excellent moment de lecture.
Remarquable de sang-froid ! - Un couple d amants, Mary et Colin, passent un mois de vacances dans une ville étrangère, cerclée de canaux et bordée de palais et d églises. Cela fait sept ans qu ils se connaissent, leur amour a lentement pris le cap de la routine, de la passion doucement éteinte. Un soir, ils font la rencontre de Robert, puis de son épouse Caroline. Ce couple est étrange, mystérieux. La femme semble soumise, réduite à subir des réprimandes violentes de son époux, lequel paraît un vil macho aux gros biscotos, fasciné par la figure emblématique de son père, un Homme, un Vrai... L ambiance est languide, comme Colin et Mary qui paressent dans leur chambre d hôtel, sur leur balcon ou sur une terrasse de café. Ils prennent le soleil, s abrutissent de ne rien faire, à part faire l amour et se préparer pour sortir. En faisant cette rencontre capitale avec Robert et son épouse, Colin et Mary vont d abord connaître la sulfureuse spirale de la sensualité retrouvée et de la volupté. Dans l ombre, Robert et Caroline sont présents, prêts à saisir ce jeu troublant de la séduction et de l imagination sexuelle : le rêve ancestral des hommes et des femmes, les uns de faire souffir, les autres de souffrir. C est une étrange coïncidence à laquelle se résume ce bonheur de rencontre, faite d ambivalence, de crainte, de doute et de poussée d adrénaline. Il y a un jeu de plaisir et de jouissance, contre lequel vient vite s abattre une carte plus implacable. La fin est violente, elle perturbe le jeu et pousse d admiration le lecteur face à ce livre écrit avec un sang-froid remarquable par Ian McEwan. Chapeau !
amour fustigé - Ewan fustige l amour passion vécu par un jeu de couple exacerbant leur relation teintée d ennui, jusqu à la fusion plus ou moins complice des corps consentant ou non, par le truchement d une rencontre fortuite. Jusqu où peut on accepter la dérive des sentiments ? Tout comme Cohen, dans la Belle du Seigneur, la mort est elle l ultime étape de la passion charnelle ? Un récit inquiétant, nous conduisant dans les méandres d une ville symbôle, tortueusement calme où la solitude s abreuve de foule compacte. Erwan a le don de juxtaposer les belles architectures (corps et âmes mélés) aux sentiments infames, vils et pervers.Beauté ? Lubricité ? Volupté ? Ce drame reste un moment de littérature empli de zones d ombre pour qui ne connait que la simplicité naïve d un amour tranquille.